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Ah oui tient, suite à encore une discussion sur ce sujet hier soir, faudrait vraiment qu’on fasse un truc pour démystifier le programme PRISM révélé par l’affaire Snowden… Le nombre de gens qui pense encore que c’est un accès full openbar direct à toute donnée qui a un bit plus
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ou moins sur un serveur US, c’est juste dément. Et ça donne du coup des positions assez dogmatiques basées sur une incompréhension totale du problème…
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Pour ceux qui voudraient un TLDR sur le pouce : - PRISM n’est pas un toyo de raccordement de la NSA en direct sur tout ce qui touche aux GAFAM - PRISM est une espèce de voie rapide de demande d’accès aux données par les voies légales, donc avec mandat en bonne et due forme, et
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possibilité de refus d’accès par l’entité en face si elle juge que ce n’est pas clean.
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Et en vrai, les GAFAM, ayant des juristes et de la thune à ne plus savoir quoi en faire, usent beaucoup de leur droit d’opposition. Google par exemple, c’est 35% de rejet en 2017. Et ça progresse chaque année (25% en 2010).
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béton dès qu’on a creusé un peu le dossier »
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Ah oui zut, on ne voit du coup pas de quoi je veux parler, mais le marront qui apparaît est « demande de conservation des données » (poke @ecogine )
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Les GAFAM ont aussi pas mal judiciarisé la mise-en-place de PRISM. Forcément, ça chatouillait leur business qui dit que vos données sont à l’abri. Du coup ils ont mis tout plein de conditions à l’existence de PRISM. Par exemple avoir la capacité de publier des stats sur les
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demandes. Tout est dispo dans les « transparency reports » des GAFAM, publiés chaque année. Google et FISA, on ne parle « que » de 18.000 demandes par an (et 7.000 rétentions de données).
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J’aurai presque plus peur de la France, qui est quand même capable d’abattre 6.000 demandes d’accèsx au données. C’est « juste » 3× mois que les US pourtant en accès privilégié… Ça fait réfléchir à la violence de nos propres services. Surtout quand on voit la tendance plus que
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haussière des demandes…
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